Ripaille exquise, verbiage étouffant 
Cuisine : Très Bien / Accueil : Nul / Décor : Très Bien
Le Troubadour Coffee House, nous y sommes allés par hasard.
Attiré par ce lieu un peu étrange et en tel décalage avec le quartier.
L'accueil est de prime abord tout ce qu'il y'a de plus chaleureux et de plus cordial.
Les plats sont originaux et surprenants. On regrette quand même d’entendre à la table voisine – des habitués, se voir déconseiller l’entrée que l’on vient de se voir servir car « ce soir elle est ratée » … mais ça reste très mangeable, passons.
Les plats étaient délicieux, tout comme le dessert.
Quant à l’ambiance musicale, baroque, elle s’accorde très bien avec le lieu, et participe grandement à l'atmosphère qu’il y règne.
Le « hic » vient plus de Patrick, le chef, visiblement très passionné par sa cuisine, et c’est tout à son honneur, mais qui ne cesse de déblatérer des phrases, déversées à l’identique à tous ses clients telles des poésies apprises par cœur.
Les quatre tables ce soir là ont toutes eu le droit aux même remarques, et pas seulement à propos de l’histoire des plats, mais aussi sur la beauté des femmes de chaque table. Ca en devient navrant et énervant, tant c’est incessant.
L’accueil perçu comme chaleureux en arrivant donne l’impression d’être un numéro (de troubadour ?) rôdé et resservi à tous.
Et souvent sans queue ni tête, on nous parle de Kiki Te Kanawa, mais sans comprendre pour quelle autre raison que de se faire mousser ?
Un discours élitiste assez puant, critiquant tout, et au passage les restaurants du quartier, les bobos, leurs habitudes alimentaires, …
Bref, un restaurant où la cuisine est bonne, mais où le chef est envahissant et intransigeant.
Ne pas y aller pour un dîner en tête à tête, vous ne seriez pas laissé en paix.