Hélène Darroze -
Restaurant Français ParisDarroze : pas entièrement satisfaite 
Cuisine : Bien / Accueil : Bien / Décor : Bof
J’ai invité mon époux au restaurant d’Hélène Darroze pour un déjeuner pré Saint-Valentin. Réservation prise pour 12H30. Nous sommes arrivés à 12H35, ai donné mon nom et nous avons confié nos manteaux. Accueil banal et gros courants d'air dans l'entrée : une belle tenture aurait pu atténuer ce désagrément. Ensuite, pour cause de retard de préparation de salle (je suppose), on nous demande d’attendre dans le « boudoir ». La sommelière nous demande si nous désirons boire quelque chose en attendant : réponse négative de toutes les personnes présentes (aucune carte des apéritifs présentée). Après 5 bonnes minutes d'attente dans cet espace confiné, nous sommes montés à l’étage. Les autres personnes avaient réservé pour le bar à tapas.
Nous étions les premiers et on nous a installés à une table entre deux fenêtres. La même saynète est jouée par la sommelière qui a visiblement des consignes, tant son annonce est abrupte : on nous propose une coupe de champagne rosé Dom Pérignon millésimé et autres choix de champagnes de prestige que nous avons refusé et avons demandé un cocktail de fruits maison (qui ressemblait plus à un jus d’abricot Pampryl). Nous n’avons pas eu le temps de boire l’apéritif qu’un velouté de brocolis chaud nous était servi. Nous avons donc bu le velouté de brocolis chaud avant l’apéritif dans un désordre renforcé par la présentation de la carte des plats.
Un autre couple est arrivé et a été installé à la table à droite de la nôtre alors que le restaurant était encore vide. Quelques instant plus tard, un autre couple, installé cette fois ci à gauche de notre table. En tout, pour ce déjeuner, 4 tables ont été occupées et nous nous sentions les uns sur les autres….pas de véritable intimité alors que tout s'y prêtait. Une dame s’est plainte d’avoir froid – pour cause, car la salle n'était pas chauffée et a demandé à ce que le chauffage soit mis. Rien n’a été fait à sa 1ère demande. Elle a donc demandé à ce qu’on lui monte son manteau, mais ni le chauffage, ni le manteau n’ont été montés après cela. Un petit 19° mais par chance, notre table n'était pas dans l'alignement de l'escalier, donc pas de courant d'air.
Nous avons pris en entrée la « variation sur le homard breton » : belle présentation en 2 services mais trop peu de homard et beaucoup de crème d’avocat trop salée pour un plat de ce niveau. Nous ne pensions pas manger tant d’avocat mais du homard. Les ravioles du second service étaient al dente, ce qui laisserait à penser qu’elles étaient préparées trop à l’avance, gardées au frais et cuites dans le feu de l’action, mais sans précision.
Rien à dire sur le carré d’agneau et le biscuit au chocolat qui étaient délicieux. Carte des vins intéressante, également en demi-bouteilles : un Château Bouscaut blanc et un Château Rauzan-Ségla furent magnifiques, mais la sommelière étant par moment absente de la salle (en service au rez-de chaussée?), il a fallu se resservir à une occasion par nous-mêmes.
Concernant le café, il a été servi tiède. Je vous conseille donc de prendre une tisane et de prendre tout de suite la bonne dose de sucre car on ne le laisse pas sur la table.
Les gourmandises proposées après le café et préparées par le chef pâtissier sont excellentes.
Voilà, je suis quand même un peu déçue par ce restaurant par rapport à la publicité qui en a été faite, et estime au vu de l'addition, que le compte n'y est pas. Je n’y retournerai pas.
Nath (1 avis déposés) le 5/3/2009