Le Quinzième (Cyril Lignac) -
Restaurant Français Paris
Alix, Bérénice, Oriane, Adrien, Mickaël, Romain, ça vous dit quelque chose ? Non ? Et si je vous dit "Cyril Lignac" ? Toujours pas ?
Bon, et si je vous dit "oui chef ! sur M6" ? Ca y est ?
Le restaurant "Le Quinzième", fil rouge de cette émission de télé-réalité, est donc ouvert.
On peut déjà dire sans risque que le restaurant de Cyril Lignac est, dans l'histoire de la gastronomie Française, le restaurant ayant bénéficié de la plus grande campagne publicitaire : près de dix heures de programmes sur M6 !
Tapage médiatique oblige : la réservation est obligatoire.
Avec l'effet "tout nouveau, tout beau", comptez environ huit jours pour avoir une table le soir (à la date de rédaction de cette critique).
Le restaurant, situé dans un coin de l'immense 15ème arrondissement, est, il faut bien le dire, un peu perdu.
La cuisine, visible depuis la rue donne un côté aquarium (donc voyeur) un peu gênant (c'était Adrien qui était exposé le soir où j'y suis allé).
Arrivé devant l'établissement, deux défis à relever : ouvrir la porte qui frotte un peu et ne pas se casser la figure sur la petite marche.
Passé ces deux épreuves, l'accueil est très agréable.
La déco est très sympa, les tables sont grandes et les fauteuils confortables.
Les serveurs, en grande majorité des hommes, sont souriants et avenants. Dans ce genre de restos un peu "branché", le service est souvent le talon d'Achille.
Hélas, de ce côté-là, "Le Quinzième" tient plus de la règle que de l'exception.
En effet, le début du repas a traîné terriblement. Environ une heure et demie entre l'arrivée à la table et la prise de la commande...
Heureusement, entre temps, il y a eu l'apéritif et la mise en bouche : "crème d'avocat et grains de caviar d'Aquitaine".
Et puis, très rapidement après la prise de la commande, les entrées arrivent.
Pour moi, c'était "ravioles de foie gras aux cèpes". Un seul mot : succulent. Dommage qu'on eut été obligé de commencer avant d'avoir les vins...
Sans temps mort, le plat de résistance lui succède : "brochettes de contre-filet de bœuf", une spécialité du chef que certains ont pu déguster à "La Suite", son ancienne maison.
La viande était parfaite tant sur le plan de la cuisson que sur le plan de l'assaisonnement.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé de viande aussi bonne sur Paris...
Après un surprenant pré-dessert à base de pomme, une "soupe de chocolat" pour terminer.
Encore une spécialité ramenée de "La Suite". Rien à dire.
L'addition maintenant.
Comptez environ 75 euro par personne pour la totale : apéritif, entrée, plat, dessert, vins.
Autant dire que c'est cher mais correct surtout au vu de la qualité des mets proposés, tant sur le plan des produits utilisés (rien que du frais) que sur la manière de les cuisiner.
Bon, bien sûr on peut reprocher les quantités dans les assiettes et le service encore perfectible.
A ce propos, message perso pour la jeune fille chargée du vestiaire : je n'ai pas laissé de pourboire car j'attends toujours ma monnaie sur les cigarettes...
Le chef a fait une courte apparition dans la salle.
On peut à ce propos regretter qu'il n'ait pas fait un petit tour des tables ce qui aurait donné une touche de proximité appréciable qui fait cruellement défaut aux restos dits "branchés".
Côté souvenirs, je comptais ramener un cheveu de Bérénice (un cheveu sur la soupe, bien sûr) mais les seuls souvenirs que j'ai ramenés sont ceux du palais...
Au fait, après "Le Quinzième" dans le 15ème, à quand un "Quatorzième" dans le 14ème, un "Treizième" dans le 13ème et ainsi de suite ?
Bon, pour finir, disons que si l'on m'avait proposé de remplir le livre d'or, j'aurais mis : « du "reste en rang" au restaurant, un passage réussi avec brio. Félicitations à toute l'équipe ! ».
Eric Dubois (7 avis déposés) le 14/2/2005