Japan's bazaar 
Cuisine : Bien / Accueil : Bien / Décor : Bof
Franchement, Koba est un restaurant bizarroïde, "roots", et vaguement inquiétant, si l'on est attaché au classicisme.
Dès l'entrée, comme à l'étage, on a l'impression d'atterrir dans l'arrière-salle d'une cuisine familiale ouverte à tous les vents.
Il y a des caisses de produits, une machine à laver, du linge, des produits alimentaires un peu partout, et un patron déjanté qui hurle comme un beau diable pour tout et n'importe quoi...
Reconcentrons-nous sur le contenu de l'assiette.
Pas de chance pour nous, la serveuse a apporté les soupes miso alors que tous les occupants de la table n'étaient pas arrivés.
Résultat : elles étaient froides (et très salées, par ailleurs).
La petite salade de chou, sèche, était sans intérêt.
Ça s'améliore avec les plats.
A la carte, il y a des classiques et quelques mets nippons plus inédits : poissons mi-cuits, par exemple.
Un poisson du jour (du thon, ce jour-là).
Le tempura de légumes et crevettes était basique, mais agréable.
Plus intéressant, en revanche, le sashimi mariné, avec notamment un excellent thon gras.
Malgré l'aspect un peu repoussant du resto, la fraîcheur des aliments est impeccable.
Et la politique est plutôt à la générosité : le riz est inclus dans le prix du plat, et en dessert on a eu une petite salade d'organges, elle aussi incluse.
Nous avons demandé en plus une tranche de cake au thé vert, et le jeune serveur nous en a gratifié d'une supplémentaire.
Sympa. Le thé est dans de grands thermos sur chacune des tables, mais il n'est pas très bon.
Au final, nous en avons eu pour 36€ à trois.
La clientèle est composée de cadres du quartier, et de quelques bobos égaré(e)s d'un célèbre centre de fitness qui fait face au resto.
Pas de quoi faire un dîner en amoureux, mais ça dépanne correctement.