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Infos
Cuisine : Francaise
Horaires :
Ouvert du Mardi au Samedi de 12h00 à 14h30 et de 19h30 à 22h30
Prix : Plus de 60 €
Paiements : Chèque , Carte Bleue , Amex , JCB
Menu :
Menu déjeuner à 65 €
Menu Découverte à 160 €
Menu Dégustation à 160 €
A goûter absolument :
- Quenelle de brochet
- Canard au sang
- Sablé à la poire
5 derniers avis déposés (total : 16)
Nos noces d'or à la Tour d'Argent ! 
Cuisine : Très Bien / Accueil : Excellent / Décor : Excellent

Un moment hors du temps...Accueillis par un maître d'hôtel en queue de pie et noeud papillon et une ...
Noni le 13/6/2011
Légende ! 
Cuisine : Excellent / Accueil : Excellent / Décor : Excellent

Evidemment excellent puisque connu du monde entier
- Woody Allen était une table de nous
- La ...
emiliecolas le 8/3/2011
Luxe et Magie 
Cuisine : Très Bien / Accueil : Excellent / Décor : Excellent

Le restaurant est aussi prestigieux que luxueux, le cadre et la vue sont magiques, la cuisine est ma...
alain le 29/12/2009
Digne d'un deux étoiles 
Cuisine : Excellent / Accueil : Excellent / Décor : Excellent

Cadre fantastique, vue magnifique, servis comme des rois!!

Plat: prendre le canard au sang ab...
vanille le 8/3/2008
Grandiose 
Cuisine : Excellent / Accueil : Excellent / Décor : Excellent

Moi qui suis une fan de canard je n'ai pas été décue, le service est exellent et le rapport qualité/...
dechartre.lise le 30/5/2007
La Tour d'Argent  
15, quai de la Tournelle 75005 - Tel : 01-43-54-23-31 / Fax : 01-44-07-12-04
Il y a quelques temps, avant Noël, Pascal (mon directeur) m’annonce qu’il m’invite à La Tour d’Argent pour la fin de l’année. La Tour d’Argent ! Les canards, la vue, la cave aux mille trésors, j’ai du mal à atterrir et décompte déjà les jours avant de pénétrer dans ce lieu mythique !

Faisons un petit voyage dans le temps. Nous sommes en 1582, une auberge s’ouvre sur les bords de Seine. Elle est essentiellement bâtie à partir d’une pierre champenoise aux reflets d’argent d’où son nom. C’est ici qu’Henri IV y découvre la fourchette.
Photo restaurant paris La Tour d'Argent - .jpg
Au troisième étage, le rêve commence...
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De l'entrée à la baie vitrée, la déco est chargée d'histoire.
A partir de l’année 1600, la Tour d’Argent est très courue, « the place to be » de l’époque ;-) !
Puis tout Versailles vient y dîner, le restaurant traverse les siècles.

Sous la Troisième République, Frédéric Delair crée la numérotation des canetons : la légende est née ! Et c’est au tour de la famille Terrail de prendre les commandes.

Ce midi-là, je suis sur le quai de la Tournelle, je m’approche en me disant que non cette fois-ci je ne fais pas juste passer devant, j’entre !

L’accueil est chaleureux, parfait, l’on me débarrasse et on me propose d’attendre mes convives dans le petit Salon de la Gastronomie, au rez-de-chaussée. Tableaux, photos, dédicaces, lettres de remerciement de chefs d’état, on se sent tout de suite dans un lieu unique, qui a su régaler les plus grands.

Nous sommes au complet, nous pouvons monter ! Un liftier nous montre le chemin pour prendre l’ascenseur. En 1936, André Terrail avait en effet eu le projet de hausser la tour d’un sixième étage. Projet un peu fou puisque ça allait grandement compliquer le service, imaginez 6 étages entre les fourneaux et la salle à manger ! Mais quel spectacle depuis ce sixième étage ! La vue nous charme dès la sortie de l’ascenseur : les quais, les toits enneigés, le Sacré-Cœur au fond, et le chevet de Notre-Dame au premier plan !

Notre table est la mieux placée : près des fenêtres, nous pouvons presque toucher la cathédrale ;-)
Alors que nous découvrons la carte, Pascal se voit remettre le « registre » des vins, c’est un vrai dictionnaire, énorme, qui a l’apparence d’un grand livre de contes que l’on retrouverait dans un vieux grenier, c’est qu’il en renferme des trésors !
Devant tant de références (la cave à vin renferme plus de 500.000 bouteilles !), le sommelier David Rigdway vient à notre secours.

Le personnel est affable, souriant, rapide, le ballet des serveurs en noir et blanc s’enchaîne à merveille, les commandes sont prises, les mise en bouche déposées, c’est un vrai tourbillon mais très discret : nous les voyons à peine officier !
Les mise en bouche sont présentées sur un joli plateau en argent : petites pyramides de gelée, triangles feuilletés à la moutarde et enfin petite verrine de lapin à la crème. Les verres de vin se remplissent d’un Bourgogne 1993 : un Pernand-Vergelesse.

Alors que nous étudions le décor et que nous regardons le chef préparer les canards dans la rôtisserie au milieu de la salle, une deuxième mise en bouche arrive : une mini crème brûlée au foie gras et à a vanille, elle flambe encore. Là, tout petit bémol : mes camarades de table sont d’accord avec moi : la vanille tue un peu le goût du foie gras, mais la crème est légère et fondante tout de même !

Les portes battantes s’ouvrent, les plateaux sont chargés, ce sont nos entrées. Nous sommes dans un restaurant gastronomique, les serveurs ont donc retenu qui prenait quoi, c’est un sans faute.

J’ai choisi une des spécialités de la maison : des quenelles de brochet "André Terrail".
Elles sont moelleuses, rien qu’à la découpe, même mousseuses ! Dorées sur le dessus, nappées d’une délicieuse crème aux champignons, « on traverserait Paris rien que pour ça » me dit mon voisin de table !

Le foie gras proposé est apparemment divin : frais, ferme, associé dans l’assiette à deux autres textures : un croustillant au-dessus, une tombée de cèpes fondants au-dessous.
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Amuses bouches et les fameuses quenelles de Brochet !
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Le fameux canard... numéroté !
Une lotte a été mon choix pour le plat principal. Deux morceaux bien charnus décorent l’assiette, ils reposent sur des petits dés d’oignons.
La lotte est ferme mais se coupe aisément. 2 petites virgules de sauce et une pousse d’épinard finissent de décorer mon assiette.

Pascal a choisi de goûter le lapin, servi avec un croustillant de foie gras à la cannelle que je jalouse, c’est « fabuleux » me dit-il.

Un autre convive a pris le fameux caneton qui fait la renommée de l’établissement.
C’est le numéro 1 083 795 qui lui a été servi, comme l’atteste une jolie carte postale remise aux clients, sur laquelle est d’ailleurs représenté Frédéric Delair préparant son célèbre canard.
Sa canette rôtie à l'os a une superbe couleur... servie avec des fevettes épicées et de la rhubarbe confite au jus de rôti, c'est tout juste magnifique...

Nous avons le sentiment d’être des témoins privilégiés de la tradition culinaire du lieu. Oui nous aussi faisons maintenant partie de l’histoire ! ;-)

Avant le dessert, à nouveau un plateau de mise en bouche, sucrées cette fois. Un blanc-manger à l’ananas, des tuiles à l’orange et une madeleine au cœur de citron vert sont servis. Ma préférence va au blanc-manger, au bon goût de rhum et surmonté de grosses miettes de crumble.

Nous savons que ce moment a une fin, il s’agit maintenant de profiter à 100 % du temps qu’il nous reste à passer dans ces murs mythiques.
Le dessert arrive. J’ai choisi un sablé à la poire.
La présentation est très recherchée. Mon sablé est en forme de losange, la poire aussi et une quenelle de glace vanille nous est servie en salle, au sommet du dessert. Des petites gouttes de caramel ponctuent l’assiette de touches marron glacé. Moi qui ne suis définitivement pas très « sucré », je fonds…  Le sablé est fort en beurre, la poire est fondante et caramélisée, je mélange pour finir la glace au caramel brun, les associations sont parfaites.

Mon voisin de droite à pris le croustillant aux noisettes, c’est une vraie petite œuvre d’art qui lui est servie, noire et orange, une tranche d’orange confite semble même tenir en équilibre !

Bravo à Laurent Delarbre le chef, à Frédéric Calmels le 1er sous-chef et à M’Baye Sakho le chef pâtissier.

En sortant je n’avais envie de crier qu’une chose « mais qu’on leur rende leur étoile ! ». On finit sur ces quelques mots du regretté Claude Terrail : « Il n’y a rien de plus sérieux que le plaisir, nous sommes vos amis, soyez nos complices ».
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Croustillant aux noisettes et sablé aux poires
A la carte, il faut pouvoir avoir "un vrai budget", comptez pour une entrée de 48 à 80€, pour un plat de 75 à 140€, les desserts vont de 19 à 29€.
Bouteille de vin à partir de 59€.

Le menu déjeuner à 65€ est une aubaine pour découvrir cette instituation parisienne, c'est d'ailleurs ce que nous avons choisi pour ce test !
Autrement, le soir la formule découverte ou dégustation à 160€ vous permettent de ne pas trop briser la tirelire :-)

Attention cravate obligatoire le soir pour les messieurs !
En savoir plus :
- L'histoire de La tour d'argent sur Wikipédia
- La Tour d'argent sur Facebook
Testé par Vanessa
@ Copyright Restonet SARL - Depuis Avril 1999