Athanas Le Livalin

Fermeture Definitive

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" Restaurant fermé "

Le restaurant est petit, presque modeste.
Les murs sont d'un jaune pâle, agrémentés de quelques tableaux abstraits de Nicole Gaulier.

Des banquettes rouges et quelques tables dressées d'assiettes et de verres multicolores complètent la décoration de ce restaurant.

Alain est là, à sa porte, sa veste blanche de cuisinier solidement posée sur ses épaules.
C'est son premier restaurant où il est le seul maître à bord, même s'il a déjà une longue expérience dans la restauration parisienne.

Alors que nous découvrons cet "Athanas Le Livalin", le soir monte sur ce quartier du XIIIème arrondissement tout proche des voies de la gare d'Austerlitz, juste derrière l'Hôpital de la Salpêtrière.

Une atmosphère presque provinciale envahit les rues ainsi que ce restaurant qui apparaît comme une tache de lumière dans la pénombre grandissante.

Le midi, une certaine fébrilité anime les restaurants du quartiers remplis des personnes travaillant dans les ministères, mais le soir, la tranquilité offre ce répit qui permet de découvrir une cuisine.

C'est le pari d'Alain et de son épouse Valérie au coeur de leur petit restaurant.

Alain se veut surtout un spécialiste du poisson. Il est vrai que sa carte en est richement pourvue.

Ravioles de Romans aux courgette et thym, croustillant de langoustines tout autant aux courgettes, constituent les plats phares d'Alain.

Alors que les filets de rouget à l'os à moëlle, ne manquent pas d'originalité,

les Gambas poëllées à la crême d'ail ou la lotte au vinaigre de Xérés sont autant de plats de choix.

Si Alain aime travailler le poisson, la viande ne lui est pas étrangère et le Véritable filet de boeuf au poivre, la salade de ris de veau au curry ou le foie gras de canard maison achève cette carte...

Pour notre part, nous avons surtout apprécié les rougets accompagnés de moëlle de veau.
La rencontre du poisson avec ce goût très prononcé de la moêlle et une pointe de sel est, il faut l'avouer heureuse.

La présentation même du plat est non seulement soignée mais surtout sait tirer la qualité des légumes d'accompagnement.

De l'aveu d'Alain, l'ouverture de ce restaurant le fait aussi entrer dans la maturité de son métier.
C'est donc une cuisine de l'essai, du travail de l'assiette à laquelle il convoque ses clients.

Qui dit essai, dit aussi progrès et travail, ce qui peut être un beau pari.

Reste qu'Alain et Valérie songent aussi à créer une ambiance dans tout nouveau restaurant.

Des animations sont prochainement prévues tous les mois, animations qui seront régulièrement présentées.

Il faut d'ailleurs souligner que ce restaurant cultive aussi le plaisir d'un repas en famille puisqu'un véritable menu enfant à 12€ est présenté.
Composé de viandes blanches, rouges ou de poissons selon l'arrivage et les envies des enfants.

Quand on aura enfin dit pour les anciens amoureux de "Vent ouest" qu'Alain n'est autre que celui qui les a tant régalés dans le XVIIème arrondissement, on peut penser que certains iront le retrouver dans son nouveau XIIIème d'adoption pour y retrouver sa cuisine.

Informations pratiques

Athanas Le Livalin

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